Sites pilotes: Bouzigues 2017, épisode 1

Attaché à la qualité de ses produits, le cercle des Huîtres, adopte les solutions de Microbia Environnement pour protéger ses coquillages.

Pour satisfaire sa clientèle toute l’année, avec des huîtres de qualité, la société CapELevage ouvre les portes du Cercle des Huîtres d’avril à octobre, pour une dégustation d’huîtres haut de gamme. Le Cercle des Huîtres, c’est avant tout une histoire de famille qui mobilise énergie et passion pour proposer des produits de qualité. Au détour de Sète, dans la commune de Bouzigues, venez faire un tour du côté de ce mas où vous serez chaleureusement accueilli par la famille de Jean-Marc Deslous-Paoli. Vue sublime, dégustation d’huîtres exclusivement locales, Jean-Marc propose de découvrir son métier à travers des échanges empreints de passion et d’enthousiasme. De la mer à l’assiette, du captage de naissains à l’huître adulte et prête à consommer, vous saurez tout sur le métier d’ostréiculteur. La qualité de l’environnement dans lequel elles grandissent alliée aux soins apportés pour les faire grandir, font qu’elles développent le corps charnu et le gout iodé qui les distinguent de leurs cousines de la côte atlantiques. Ainsi, vous serez plongé dans le quotidien de cet ostréiculteur et pourrez en apprécier tous les aspects, avec les aléas météorologiques et environnementaux de la lagune. C’est par le besoin d’informations sur ces aléas pour garantir un produit de qualité à sa clientèle que tout commence entre la société CapELevage et Microbia Environnement.

Il était une fois l’ostréiculture et la technologie…

Jean Marc Deslous-Paoli, ostréiculteur enthousiaste, biologiste marin à la retraite, ancien responsable de laboratoire à IFREMER Sète, ancien directeur du CEPRALMAR rencontre Microbia Environnement, la startup Banyulencque qui s’est donnée pour mission d’apporter son savoir-faire basé sur l’anticipation des proliférations microbiologiques et ainsi permettre une gestion durable de la ressource en eau. Deux protagonistes pour une collaboration inédite et enrichissante :

  • L’un cherche à mieux gérer sa production d’huîtres et à garantir la qualité de l’environnement de culture et donc de l’eau du bassin de Thau, qui varie au gré des saisons et des activités humaines.
  • L’autre souhaite apporter technologie et connaissances afin d’informer sur le risque « micro-algues toxiques », à l’origine de nombreuses intoxication alimentaire sévères, en mesurant leurs activités dans l’eau. Microbia environnement offre la possibilité de « prévenir plutôt que guérir » en alertant en cas de début de prolifération.

La lagune de Thau, un écosystème sous pression.

Le bassin de Thau étant largement fréquentée par les baigneurs et par d’autres activités nautiques, une pression continue pèse sur la lagune et donc la qualité de l’eau. L’une des conséquences de cette forte fréquentation est, de temps en temps, la prolifération de micro-algues toxiques dans le bassin. En se nourrissant de ces algues, les coquillages accumulent aussi leurs toxines dans leur chair, ce qui les rend impropres à la consommation. Les Ostréiculteurs du bassin, qui vivent de cette ressource, ont à cœur de gérer au mieux la qualité de l’eau et de suivre de près les fluctuations de ces micro-algues toxiques pour garantir des produits d’une qualité irréprochable. En effet, les proliférations interviennent périodiquement, avec des efflorescences de Dinophysis (production de toxines diarrhéiques) au printemps et d’Alexandrium (production de toxines paralysantes) en Automne. L’enjeu sanitaire et économique est important pour les ostréiculteurs, puisque ces proliférations peuvent mettre en  péril leur activité, notamment lorsqu’elles surviennent en période de Noël. C’est pour cela que le réseau REPHY, supervisé par l’IFREMER, suit la présence de micro-algues toxiques de façon hebdomadaire. En cas de présence accrue, un contrôle de la quantité de toxines est systématiquement enclenché dans la chair des coquillages. En cas de dépassement des seuils légaux de toxines dans les coquillages, le préfet ordonne la fermeture des sites de productions concernés. Ces périodes peuvent aller de 1 à plusieurs mois de fermetures au cours desquelles ramassages, ventes et exportations sont interdits. Ces événements ont souvent un impact médiatique néfaste pour les exploitations, boudées par les consommateurs qui, par sécurité, vont préférer les produits concurrents. En effet, les côtes atlantique, bretonne et normande ne sont pas touchés par les efflorescences algales à ces périodes de l’année.

Des bio-capteurs pour une gestion durable de la qualité de l’eau.

Microbia Environnement s’est donnée pour mission d’aider à gérer durablement les ressources en eaux en mesurant les activités microbiologiques nuisibles et néfastes pour les professionnels. La société développe et propose des biocapteurs rapides capables de reconnaitre très spécifiquement les algues toxiques incriminées sur la base de leur carte d’identité génétique. Si ces bio-capteurs permettent de connaitre l’identité des algues présentes dans un échantillon d’eau (réponse à la question « qui est là ? »), ils sont également capables de déterminer si elles sont actives ou non, et donc si elles peuvent ou non produire des toxines (réponse à la question « y-a-t-il un risque de prolifération ? »). Ces nouvelles technologies permettent aujourd’hui d’obtenir des résultats en moins de 3 heures, contre 48-72h avec des méthodes traditionnelles (microscopie). Microbia Environnement peut donc proposer un suivi à J+1 de l’activité des Dinophysis et des Alexandrium, en permettant d’augmenter la fréquence de surveillance a minima deux fois par semaine. Les données obtenues permettent de dessiner les tendances d’activité des algues toxiques d’intérêt et de savoir si elles sont en croissance ou en décroissance. Cette « météo de la qualité de l’eau » est un véritable outil de travail pour nos aquaculteurs ! En leurs permettant d’avoir toujours un coup d’avance, ils peuvent ainsi avoir une fenêtre d’action importante pour mettre à l’abri leurs coquillages avant qu’ils n’aient ingéré les algues toxiques. En somme, cette solution offre une réelle garantie de la qualité du produit et la sécurité pour l’ostréiculteur comme pour le consommateur.

Des premiers tests pour le système d’alerte précoce sur le Bassin de Thau

C’est dans ce contexte, que d’Avril à Juin puis d’Octobre à Novembre 2017, Jean Marc Deslous-Paoli et Microbia Environnement ont entrepris des essais environnementaux afin de suivre la prolifération d’algues toxiques sur le site de Bouzigues. Ainsi, deux fois par semaine (les lundis et jeudis) Jean Marc, en parallèle de son activité d’ostréiculteur, a prélevé et filtré de l’eau autour de ses tables de production. De retour sur terre, le filtre, qui est alors recouvert de tous les microorganismes présents dans l’eau de mer, a été placé dans un tube spécialement préparé par Microbia Environnement : notre échantillon est né ! Celui-ci a été envoyé le jour même par courrier express (24h00 max) vers Microbia Environnement à Banyuls. Le lendemain l’échantillon, réceptionné dans les locaux de la société, est immédiatement pris en charge par l’équipe. En 3 heures, les résultats des analyses étaient disponibles et transmis par mail (et/ou texto) pour informer Jean-Marc de l’activité des micro-algues Alexandrium et Dinophysis.

Un système d’alerte précoce pour sécuriser l’activité économique et garantir des produits de grande qualité pour les consommateurs.

Grâce à ces analyses extra-rapides, il était au courant des activités des algues sur son site et des tendances pour les jours à venir pour mettre ou non à l’abri sa production.

« Aujourd’hui, avec la proposition et l’expertise de Microbia Environnement, on a une information rapide et adaptée et les 2 à 3 jours gagnés font toute la différence pour nous permettre de gérer l’entreprise.» témoigne Jean Marc Deslous-Paoli

Fort de ce premier succès et de la sérénité donnée par les solutions d’anticipation des efflorescences toxiques de Microbia Environnement, l’expérience a été reproduite sous la direction du CRCM dès l’automne 2018.

Auteures: E. Pasero et D. Guillebault

À SUIVRE

Bouzigues 2018: Épisode 2, Microbia Environnement à l’assaut des micro-algues toxiques.

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